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Ecosystèmes et biodiversité

Les écosystèmes qui nous entourent sont autant de mosaïques, qui juxtaposées, constituent une formidable biodiversité à laquelle l’Homme appartient aussi. La fragilité de ces milieux nous rappelle en permanence que nous devons avoir pour mission de les protéger et de les restaurer, lorsque cela est encore possible.

La biodiversité, via les diversités génétiques, écologique et spécifique est elle mise à rude épreuve dans cette agression permanente des écosystèmes qui la composent.

La biodiversité en forêt

Qu’est ce qu’un écosystème ? Petit retour en cours de SVT

Pour qualifier un milieu d’écosystème, il faut que deux composantes soient présentes et qu’elles s’associent : d’une part, un environnement physico-chimique, abiotique que l’on dénomme biotope et d’autre part, une communauté vivante, appelée biocénose. 

Cette association du biotope et de la biocénose constitue un écosystème, c’est-à-dire une communauté d’êtres vivants en interaction entre eux et avec leur milieu.

Il existe des écosystèmes de tailles variables, avec des limites nettes (passage d’une forêt à une prairie par exemple) et d’autres, avec des limites plus floues. Ce dernier cas de figure domine lorsque des communautés vivantes voisines se superposent et se mélangent. On appelle écotones les zones de transition entre les différents écosystèmes.

Ces zones sont particulièrement riches en diversité au niveau de la faune et de la flore car elles abritent des espèces de ce milieu particulier, mais aussi celles des autres écosystèmes qui le jouxtent.

Le non vivant comme support de vie

Dans un écosystème, certains facteurs sont caractérisés de non vivants (facteurs abiotiques). Ce sont les facteurs climatiques, comme la lumière, la température, l’humidité, le vent, les facteurs du sol dits édaphiques  comme sa structure, sa granulométrie, sa teneur en humus et en sels minéraux et les facteurs topographiques, tels que la pente, le degré d’inclinaison des versants et l’altitude, qui régit l’étagement de la végétation. 

Ces facteurs ont une influence sur le vivant. Un exemple significatif est celui de la qualité de l’humus et de l’intensité de la vie microbienne dans le sol qui favorisent le développement des plantes. Les caractéristiques chimiques du sols déterminent également la présence ou non de certains végétaux. Les orties apprécient un sol riche en nitrates tandis que certaines algues préfèrent des milieux salés.

La qualité des sols est donc déterminante pour la biodiversité.

Du vivant et des interactions, petit lexique à l’usage de tous

La biocénose désigne l’ensemble des êtres vivants mais aussi les interactions entre ces mêmes êtres vivants.

On distingue plusieurs sous-groupes : les espèces végétales, les espèces animales, les micro-organismes et les champignons. 

À l’intérieur d’un écosystème, les espèces sont en lien les unes avec les autres comme par exemple dans le cadre de la chaîne alimentaire où chaque être vivant se nourrit de celui qui le précède. Ces chaînes alimentaires sont multiples et chaque entité occupe une position appelée niveau trophique. 

Des ouvriers du sol à tous les niveaux

Les producteurs primaires qui produisent leur propre nourriture sont capables de transformer la matière inorganique en matière organique en utilisant une forme d’énergie. 

C’est par exemple le cas des plantes, qui utilisent l’énergie lumineuse via laphotosynthèse. Les producteurs primaires sont la base du réseau trophique, car ils constituent la nourriture des autres niveaux. 

Puis viennent les consommateurs, qui se nourrissent des producteurs primaires et chez qui on trouve les animaux. Ces consommateurs primaires sont des phytophages ou herbivores, ils se nourrissent de végétaux. Ils servent éventuellement de nourriture aux consommateurs secondaires, qui eux, sont carnivores. 

Enfin, ces derniers peuvent à leur tour servir de nourriture aux consommateurs de troisième ordre qui sont les décomposeurs qui se nourrissent de substances organiques : il s’agit principalement des bactéries et des champignons dont le rôle est de décomposer la matière organique en matière minérale. Les minéraux et nutriments dégradés sont ainsi disponibles pour les producteurs primaires. La boucle est ainsi bouclée.

Au sein d’un même écosystème, on peut trouver des êtres vivants qui appartiennent à plusieurs chaînes alimentaires. Pour une espèce déterminée, on peut avoir plusieurs consommateurs. L’ensemble de ces chaînes alimentaires forme un réseau trophique.

Les écosystèmes sont soumis aux agressions générées par l’activité humaine : pollution, changement climatique, destruction d’habitat, avec des conséquences souvent invisibles dans l’immédiat mais quantifiables dans le temps.

La diversité biologique devient la biodiversité

W.G Rosen, journaliste, propose le terme de biodiversité en 1986, en réponse à la notion de diversité biologique. Il l’utilise ensuite au cours du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992. Ce terme devient populaire et secoue les consciences. Le monde prend enfin la mesure de la fragilité de la nature qui nous entoure et de l’impact négatif de l’activité humaine sur cette nature.

Parler de biodiversité est assez approximatif et quelque peu incomplet. En réalité, il existe plusieurs niveaux de biodiversité, trois pour être précis. On parle alors de biodiversité des écosystèmes, des espèces et des gènes.

Revenons à la notion même de biodiversité

La Convention sur la diversité biologique la définit comme : « la variabilité des êtres vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie : cela comprend la diversité au sein des espèces, ainsi que celle des écosystèmes » (art.2).

Ensuite, il est possible de déterminer les trois niveaux d’organisation de la biodiversité: biodiversité des écosystèmes, diversité des espèces – ou spécifiques- qui concerne les êtres vivants qui s’y trouvent et enfin, diversité génétique qui concerne les gènes des individus dans des populations de même espèce.

Cette biodiversité est à la fois indispensable pour la survie des écosystèmes, des espèces et de leur variété génétique. Elle est aussi essentielle à l’Homme car elle est pourvoyeuse de ressources qui vont de l’oxygène à l’alimentation, en passant par la pollinisation, l’eau, les molécules constitutives de certains médicaments, etc.

Catherine Cassan – mai 2022