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Foires aux questions

Forêts

A partir de quelle surface parle t-on de forêt ?

La FAO, l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture désigne par forêt une surface arborée qui doit répondre à trois critères physiques :
– La hauteur potentielle des individus doit être superieure à 5m.
– La surface soit être supérieure à 0,5 ha et avoir une largeur de plus de 20m.
– Le couvert arboré doit recouvrir au moins 10% du sol par la projection des couronnes.

Autre critère : Les arbres doivent pousser dans un contexte sans activités agricoles ou urbaines prédominantes.

Chez Treeseve, nous parlons de plantations forestières et en dessous de 5000m2, d’îlots forestiers ou de bosquets.

Quel est le rôle des forêts dans la rétention d'eau ?

Les forêts permettent une meilleure absorbtion et retention de l’eau de pluie, notamment en comparaison avec les prairies. Elles limitent l’érosion des sols ou des crues liées aux fortes pluies. Les sols de forêts jouent un rôle de tampon en absorbant de grandes quantités d’eau.

Quel est le rôle des forêts dans le stockage du carbone ?

Les forêts représentent un des écosystèmes terrestres avec la plus forte capacité de stockage de carbone. Les forêts de France en métropole représentent un stockage de 5,06 TCO2eq/an/ha; à titre comparatif, une prairie stocke en moyenne 0,37 tCO2eq/an/ha (données de l’EFESE 2019). Les forêts stockent du carbone dans leur biomasse (partie aérienne et souterraine des arbres) mais également dans le sol.

Approche de plantation dite Miyawaki

Pourquoi planter avec une grande diversité d'essences ?

Une grande diversité d’essences locale (entre 20 et 40) sont choisies  en fonction du climat et de la nature des sols. Cette diversité permet de construire un écosytème résilient et propice à générer de la biodiversité végétale et animale.
Les espèces n’ayant pas les mêmes caractéristiques ni besoins, une complémentarité dans l’utilisation des ressources va se mettre en place. Des interactions apparaissent entre les individus avec pour effet de stimuler leur croissance et leur vitaltié.
Une diversité d’espèces va également garantir une plus grande stabilité à l’écosystème et une meilleure résilience (capacité de l’écosystème à retrouver son état d’équilibre après une perturbation).

Source (1)

Pourquoi planter en forte densité ?

L’autre grand principe de l’approche de Miyawaki repose sur une plantation en forte densité, avec en moyenne 3 arbres au m2. Cette densité importante diffère interpelle par rapport à l’approche de sylviculture classique.

L’objectif est de recréer un écosystème dense qui va intensifier les interactions des arbres entre eux en créant des mécanismes positifs de compétition (comme par exemple la compétition pour la lumière, qui va stimuler la croissance des arbres). Les espèces pionnières vont croître vigoureusement, créant bientôt une canopée et un envionnement forestier autonome.

Aussi, les peuplements denses sont plus résistants aux aléas climatiques extrêmes (changements de température, sècheresse, vents importants, etc.). Ils sont plus résistants face à la propagation des maladies d’une espèce.

 

Source (2)

Comment peut on espérer une forêt étagée en plantant des arbres du même âge ?

L’objectif principal de l’approche du Pr.Miyawaki est de pouvoir constituer des forêts multi-étagées en quelques décennies. Ainsi, sont plantées en même temps des essences pionnières et non pionnières de différentes tailles (arbustes, arbre de taille moyenne jusqu’aux arbres de haut jet. Bien que les arbres aient tous le même âge et la même taille au moment de la plantation (environ 18 mois et 40cm pour nos plants), ils auront des tailles adultes et des dynamiques de croissance différentes; d’où le terme de forêt étagée.

Comment vos plantations favorisent-elles le développement de la biodiversité ?

Les plantations Treeseve sont des îlots forestiers en plantation dense et avec une forte diversité d’espèces locales. Ces écosystèmes forestiers multi-strates (de grands arbres aux arbustes), offrent une densité de végétation et une diversité de refuges écologiques qui vont pouvoir accueillir une biodiversité animale particulièrement importante, autant en nombre d’espèces que d’individus(1). Ces plantations ont également un effet positif sur la biodiversité du sol.  La biodiversité végétale de ces forêts en fait un écosystème résilient (5), qui va être d’autant plus pérenne que Treeseve garantit que les plantations restent inexploitées et exemptées de coupes rases pendant 99 ans au moins.

Ces forêts deviennent peu à peu des refuges et des de lieux de vies pour la faune et la flore. Aussi, la plantation d’espèces mellifères ou attractives pour les animaux favorisent le développement de cette faune.
Une étude réalisée aux Pays Bas en 2017 a permi de mettre en lumière la biodiversité présente dans des plantations inspirées du professeur Miyawaki datant de 2015. Cette dernière a démontré que les forêts de type Miyawaki présentent une biodiversité supérieure aux forêts avoisinantes, tant au regard du nombre de groupes d’espèces présentes que du nombre d’individus.

 

Source (3)

Notre approche

Pourquoi dit-on que notre approche est "inspirée de" la méthode Miyawaki ?

Le Professeur Akira Miyawaki n’a malheureusement pas laissé de suivis scientifiques, ni de méthodologie. Son approche a été reprise petit à petit et construire en approximation.

C’est pourquoi nous préférons dire que nous nous inspirons de la méthode Miyawaki en gardant les principes généraux (forte densité, forte diversité d’espèces locales, travail du terrain et importance du paillage), tout en expérimentant, par des travaux de recherche menés depuis 2 ans, des techniques complémentaires avec un suivi scientifique de nos plantations.

Prenez vous en compte le changement climatique lors du choix des essences ?

La diversité et la densité de ces plantations favorisent la résilience de ces peuplements, et notamment leur capacité d’adaptation au changement climatique. Le choix de l’origine des semances, ainsi que la diversité génétique jouent également un rôle important dans cette adaptation. Nous discutons avec nos réseaux scientifiques et techniques de la pertinence de planter des espèces locales avec un patrimoine génétique issu de régions plus arides ou chaudes.
Adapter le choix des essences en prenant en compte les changements climatiques actuels et à venir fait partie intégrante de notre réflexion méthodologique.

Plantez-vous sur des sites dégradés ?

Un des objectifs de la plantation d’arbres est justement de restaurer la qualité du sol. Une fois le peuplement en place, son évolution va « réparer » et améliorer la qualité du sol au cours du temps.
Les terrains utilisés pour nos plantations sont généralement inutilisés, parfois des friches industrielles en mauvais état ou même polluées.
En fonction de l’état et de la qualité du terrain, nous préparons le sol en amont (nettoyage, travail du sol, fertilisation) pour créer les meilleures conditions de plantation possibles. Nous enrichissons également le sol en matière organique si cela est nécessaire.

Comment anticipez-vous l'évolution de vos plantations ?

La mortalité est un phénomène naturel que nous prennons naturellement en compte. Un premier élement importnt est la durée de vie des différentes essences, qui est bien sûr variable. Aussi la dynamique de compétition va permettre une sélection des individus les plus résistants et adaptés à cet environnement.

Il faut noter que même les individus morts, en restatnt dans l’écosystème, vont participer à son développement en se décomposant, participant donc à la formation de biomasse et d’humus qui enrichiront le sol.
Aujourd’hui le recul scientifique sur cette méthode de plantation est encore trop faible, il est donc difficile de fournir des chiffres fiable et scientifiquement vérifié concernant l’évolution et la mortalité des plantations de type Miyawaki. C’est l’une des priorités de notre département R&D, qui, via un suivi annuel des plantation, vise à enrichir nos connaissances sur l’évolution de nos plantations.

A partir de quand considérons-nous la plantation comme étant autonome ?

On considère que la plantation commence à être autonome après la troisième année. A ce stade, nous constatons un début de canopée qui bloque progressivement la pousse des herbacées. Les arbres et arbustes ont quant à eux suffisamment développé leur système racinaire. Avant la troisième année, il peut être nécessaire de mettre en place un arrosage des plantation durant l’été, en fonction des conditions climatiques.

Approche scientifique

Qu'en est-il des résultats des plantations de type Miyawaki?

La méthode Miyawaki a été mise en place initialement au Japon, dans plus de 550 lieux différents, puis en Malaisie, au Brésil, au Chili et en Chine. Miyawaki affirme dans ses différents écrits que ces plantations ont globalement été une réussite. Cependant, dans les différents rapports pubiés par A. Miyawaki, les résultats sont présentés de manière peu détaillée, autant au niveau de la survie des essences que de leur croissance
Cette méthode a par la suite été éprouvée par l’Union Européenne en Sardaigne, et a engendré de meilleurs résultats qu’avec des solutions de reforestation classiques.

Source (5)

Comment suivons-nous l'évolution de nos plantations ?

Nous mettons en place un suivi scientifique systématique de nos plantations, réalisé par notre département en Recherche et Développement (R&D).
Sur chaque terrain nous mettons en place des parcelles de suivi. Tous les ans pendant 5 ans, puis tous les 5 ans pendant 30 ans, nous relevons des données de survie et de croissance. L’objectif est d’enrichir notre base de données et de permettre une amélioration continue de notre méthode, en fonction des différentes protocoles que nous réalisons.

Sources

(1)

CARDINALE B. J. et al., 2012. Biodiversity loss and its impact on humanity. In : Nature (London). 2012. Vol. 486, n° 7401, pp. 59 67.

HOOPER D. et al., 2005. Effects of Biodiversity on Ecosystem Functioning: A Consensus of Current Knowledge. In : Ecological Monographs. 2005. Vol. 75, n° 1, pp. 3 35. DOI 10.1890/04-0922.

PIOTTO D., 2008. A meta-analysis comparing tree growth in monocultures and mixed plantations. In : Forest Ecology and Management. 20 mars 2008. Vol. 255, n° 3, pp. 781 786. DOI 10.1016/j.foreco.2007.09.065.

 

(2)

CAI H. et al., 2016. Stand density and species richness affect carbon storage and net primary productivity in early and late successional temperate forests differently. In : Ecological Research. juillet 2016. Vol. 31, n° 4, pp. 525 533. DOI 10.1007/s11284-016-1361-z.

MIYAWAKI A., 2008. A Philosophical Basis for Restoring Ecologically Functioning Urban Forests: Current Methods and Results. In : Ecology, Planning, and Management of Urban Forests. 2008. pp. pp 187-196.

 

(3)

MIYAWAKI A et GOLLEY F. B., 1993. Forest reconstruction as ecological engineering. In : Ecological Engineering. 1 décembre 1993. Vol. 2, n° 4, pp. 333 345. DOI 10.1016/0925-8574(93)90002-W.

Ottburg F., Wegman R., 2018, Tiny Forest Zaanstad : citizen science and determining biodiversity in Tiny Forest Zaanstad, Wageningen Environmental Research report, https://edepot.wur.nl/446911

 

(4)

FERNANDES G et al., 2017. Cobertura florestal ou função ecológica: a eficácia da restauração na bacia do Rio Sorocaba e Médio Tietê. In : Revista Brasileira de Ciências Ambientais, pp. 127 145. DOI 10.5327/Z2176-947820170184.

MIYAWAKI A et GOLLEY F. B., 1993. Forest reconstruction as ecological engineering. In : Ecological Engineering. 1 décembre 1993. Vol. 2, n° 4, pp. 333 345. DOI 10.1016/0925-8574(93)90002-W.

 

(5)

MIYAWAKI A., 1999. Creative Ecology: Restoration of Native Forests by Native Trees. In : Plant Biotechnology. 1999. Vol. 16, n° 1, pp. 15 25. DOI 10.5511/plantbiotechnology.16.15.

SCHIRONE B. et al., 2011. Effectiveness of the Miyawaki method in Mediterranean forest restoration programs. In : Landscape and Ecological Engineering. 1 janvier 2011. Vol. 7, n° 1, pp. 81 92. DOI 10.1007/s11355-010-0117-0.