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Les bénéfices des forêts

Les écosystèmes végétaux, comme les forêts, offrent de nombreux bénéfices à nos sociétés, du fait de leur nature ou de leur fonctionnement.

Des plantations urbaines ou semi-urbaines sur des terrains industriels, en friche ou dégradés peuvent donc être très utiles pour les collectivités pour lutter contre le changement climatique et améliorer le bien-être des populations locales.

Les principaux bénéfices des plantations denses et variées

  • la séquestration carbone/captage CO2
  • l’augmentation de la biodiversité
  • la réduction des ilots urbains de chaleur
  • la diminution de l’érosion et l’augmentation de la perméabilité du sol
  • la barrière anti-bruit
  • la phytoremédiation (sol/air)
  • l’amélioration du bien-être des populations locales

Séquestration carbone/captage CO2

Les espèces végétales sont capable de capter du CO2 via la photosynthèse afin d’assurer leur croissance. Selon les conditions environnementales (climat et sol), les espèces en présence, l’âge et la densité du peuplement, il a été estimé que les stocks de carbone variaient entre 15 et 70 kgC.m² (Martin et al. 2001 ; Luyssaert et al. 2008).

Ce bénéfice est l’un des plus connu et le plus regardé d’un point de vue économique mais ce n’est pas le seul bénéfice des forêts.

Les forêts captent le CO2

Augmentation de la biodiversité

L’implantation de nouvelles espèces végétales sur un terrain dégradé ou en friche va augmenter la biodiversité.

En effet, la recréation d’une plantation de type forestière en milieu urbain a également permettre d’offrir un nouvel habitat pour des espèces animales tels que des insectes, des oiseaux ou encore de petits mammifères ainsi qu’augmenter la connectivité entre les territoires (trame verte). Mais la biodiversité du sol et sa chaîne trophique vont également bénéficier de la plantation.

Ainsi, il a été démontré que la reforestation avec Toona sinensis (théier) d’un karst dégradé engendrait un fort développement des communautés de nématodes (vers ronds présents dans tous types de sols), indiquant une complexification de la chaîne trophique (Hu et al. 2016).

 

Oiseau dans un arbre en forêt

Réduction des ilots de chaleur

Les zones urbaines, soumises au changement climatique, souffrent fortement du phénomène des ilots de chaleur. Il a été démontré que, globalement, la température au sein des zones urbaines était plus importante de 2,5°C par rapport aux zones rurales.

De plus, chaque 1°C en plus va engendrer une augmentation de la demande en énergie de 2 à 4% lors des périodes estivales, via l’utilisation de climatiseur par exemple (Nuruzzaman 2015).

Afin de limiter l’augmentation de températures (et de la consommation d’énergie) dans les zones urbaines, l’installation de zones végétalisées peut être une solution efficace et économique.

Grâce à l’évapotranspiration (échange de vapeur d’eau entre la plante et l’atmosphère) et la production d’ombre, une zone végétalisée peut réduire, localement, la température de 1,5 à 2°C. Cet effet peut être plus important en fonction des conditions climatiques de la zone étudiée et du type de végétation implantée (jusqu’à 4 à 6°C, Perini and Magliocco 2014).

 

Diminution de l’érosion et augmentation de la perméabilité du sol

L’érosion des sols provoque d’importante perte en productivité et en teneur en matière organique, impactant le stockage de carbone des écosystèmes. De nombreuses preuves scientifiques ont été apportées ces dernières années sur l’importante du couvert végétal dans la préservation des sols. En effet, un couvert végétal va diminuer l’érosion et augmenter la capacité des sols à retenir l’eau (Issaka and Ashraf 2017).

Barrière anti-bruit

Les zones forestières sont aussi un moyen économique et efficace de réduire la pollution sonore. Il a été démontré qu’une forêt mixte diminuait la pollution sonore, provenant du trafic routier, d’environ 15 dB à 50m de la source (Maleki et al. 2010). 

 

Phytoremédiation du sol et de l’air

Les plantes sont également capables de réduire les pollutions organique (ex : hydrocarbures) et inorganiques (ex : métaux lourds) des sols via divers processus de phytoremédiation. En association avec de souches bactériennes et fongiques vivant dans le sol, les plantes vont pouvoir stabiliser, extraire ou dégrader les pollutions.

Par exemple, il s’avère que Betula pendula ou encore Tilia cordata sont de bons candidats pour la phytoremédiation (Dadea et al. 2017). Les végétaux, et notamment les espèces arborées, peuvent également filtrer l’air ambient d’une grande gamme de polluants tels que les particules fines. Par exemple, les espèces des genres Fraxinus et Salix ont de très bonnes capacités à purifier l’air (Grote et al. 2016).

 

Amélioration du bien-être des populations locales

L’implantation de zones forestières au plus près des populations locales peut avoir un effet très positif sur leur bien-être. En effet, il a été démontré qu’un accès direct à des zones naturelles engendrait une meilleure santé physique et mentale. Les populations locales sont aussi généralement plus sensibles aux questions écologiques (Nisbet et al. 2020).

 

A Treeseve, même si, à l’heure actuelle, nos axes de recherche et de développement sont principalement fondés sur la quantification de la séquestration carbone, nous comptons estimer l’impact de nos plantations sur l’ensemble des bénéfices cités ci-dessus.

Journée participative à Laon pour parler des bénéfices des forêts

Références

  • Martin et al. 2001. Carbon sinks in temperate forests.
  • Luyssaert et al. 2008. Old-growth forests as global carbon sinks.
  • Hu et al. 2016. Community diversity, structure and carbon footprint of nematode food wed following reforestation on degraded karst soil.
  • Nuruzzaman 2015. Urban heat island : causes, effects and mitigation measures – a review.
  • Perini and Magliocco 2014. Effects of vegetation, urban density, building height and atmospheric conditions on local temperatures and thermal comfort.
  • Issaka and Ashraf 2017. Impact of soil erosion and degdradation on water quality, a review.
  • Maleki et al. 2010. The effect of pure and mixed plantations of Robinia pseudoacacia and Pinus eldarica on traffic noise decrease.
  • Dadea et al. 2017. Tree species as tools for biomonitoring and phytoremediation in urban environments : a review with special regard to heavy metals
  • Grote et al. 2016. Functional traits of urban trees : air pollution mitigation potential.
  • Nisbet et al. 2020. Connectedness with nearby nature and well-being.
Amélie Saunier

Amélie Saunier

Chargée de recherche & de développement